En Moselle, Forestiers et Services Départementaux (SDIS) travaillent ensemble pour une meilleure défense des forêts contre les incendies (DFCI).
L'accès au massif est l'un des enjeux majeurs de la lutte contre les incendies de forêts. En Région Grand Est, la desserte forestière est principalement conçue pour favoriser la gestion forestière et les exploitations de bois. Elle ne correspond pas entièrement aux critères requis pour la circulation des camions-citernes forestiers (CCF) ou la gestion des opérations de secours.
Afin d'intervenir eL'accn sécurité, les sapeurs-pompiers doivent s'assurer que les chemins soient accessibles aux véhicules d'intervention. Pour cela, il est nécessaire d'identifier les caractéristiques des chemins carrossables telles que le revêtement, la largeur de la chaussée, la pente, les zones de croisement et de retournement, la présence de barrières, l'existence et l'accessibilité de points d'eau.
Après une 1ère phase de contact des propriétaires forestiers par le CNPF GE, la reconnaissance sur le terrain a pu démarrer en janvier 2025. Aux côtés du cartographe du SDIS 57, les équipes techniques du CNPF ont reconnu près de 15 000 ha au sein de 4 secteurs prioritaires : la périphérie de Metz, le massif du Donon, le pays de Bitche et la valle du Warndt. L'opération, toujours en cours, devrait permettre de qualifier la majeure partie des chemins forestiers du département mosellan.
Une fois décrits, ils sont classés en fonction de leur praticabilité et reportés sur des atlas présents dans les véhicules des sapeurs-pompiers.
La lutte contre les incendies de forêt est l'affaire de tous et le travail collaboratif este essentiel pour garantir la sauvegarde de notre patrimoine forestier. (selon CNPF du Grand-Est)
Des vols de bois sous forme de coupes sauvages d’arbres sur pied sont signalés depuis plusieurs semaines dans le Grand Est, notamment en Moselle voisine. Mais l’Alsace n’est pas concernée : le chêne y est plus rare, de même que les forêts privées.
En quelques heures, des parcelles entières sont décimées. À grands coups de tronçonneuse, de vieux chênes sont coupés et embarqués sur-le-champ. Du vol d’un genre pas discret, mais dont le modus operandi se répète dans le Grand Est et en Bourgogne-Franche-Comté. Moselle, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Haute-Marne, Jura, Côte d’Or… nombreux sont les départements où le fléau est constaté. Au point de pousser Fransylva, le syndicat des propriétaires forestiers privés, à alerter.
Une forte demande de chêne en Chine
Mais, fort heureusement, « nous n’avons pas de cas détecté en Alsace », nous dit la présidente de Fransylva pour le Grand Est. « Pas de retours de ce type » non plus en Alsace du côté du syndicat interprofessionnel Fibois, nous dit son délégué général pour le Grand Est Sacha Jung.
Les forêt publiques mieux protégées
« C’est prioritairement le chêne qui est visé par ces vols », explique-t-il, or le chêne, même s’il est la première essence feuillue en Alsace, y est moins présent que dans d’autres départements (16 % du volume de bois sur pied en Alsace, contre 25 % en moyenne dans le Grand Est). Le prix du chêne a fortement augmenté ces dernières années en raison d’une hausse de la demande venant de Chine.
Autre spécificité alsacienne qui n’incite pas au vol par tronçonneuse : héritage de la période d’annexion allemande, les trois quarts des forêts de notre région sont publiques, à l’inverse de la proportion au niveau national. Or, les vols ont le plus souvent lieu en forêts privées, car elles sont moins surveillées que les forêts publiques : dans ces dernières « l’ONF fait des passages réguliers, ou alors il y a une vigilance municipale dans les forêts communales » alors que « en forêt privée, les propriétaires ne savent parfois pas qu’ils y ont des parcelles, ils peuvent être à des milliers de kilomètres, et les parcelles ne sont pas forcément délimitées, ce qui concourt à une vigilance moindre », poursuit Sacha Jung de Fibois.
Si malgré tout de tels vols étaient constatés, Fransylva a mis un numéro d’urgence en service : 01.47.20.90.58 (selon les DNA)
L’Association forestière de la vallée de Villé (AFVV) a tenu son assemblée générale le 20 février au foyer Saint-Antoine à Maisonsgoutte en présence de son maire Christian Haessler, de Monique Houlné, conseillère d’Alsace et d’Alexandre Frauenfelder, technicien au Centre national de la propriété forestière et animateur de l’association.
Lors de l’assemblée générale de l’Association forestière de la vallée de Villé, Roland Rengert, son président, a évoqué les 10 ans de l’AFVV.
Créée en 2015 avec 56 adhérents pour 203 ha de forêts, elle en compte actuellement 105, exploitant 546,13 ha. Ses objectifs : fédérer les propriétaires forestiers de la vallée, favoriser les échanges entre eux et leur apporter un appui technique et des conseils pour gérer leurs forêts.
Au cours de la partie statutaire, les actions menées en 2024 dans les forêts privées de la vallée ont été présentées. On peut ainsi noter la poursuite de l’animation du dispositif Ecif (échanges et cessions d’immeubles forestiers) mis en place par la CEA avec 24 dossiers validés en 2024 dans la vallée représentant 43 parcelles mutées pour une surface de 8,5 ha ou encore l’organisation d’une réunion technique sur la description des peuplements à Neubois.
Lors de cette assemblée, qui s’est tenue à Maisonsgoutte, des actions prévues en 2025 ont été annoncées :
- état des lieux des opérations à réaliser en forêt-école d’Albé.
- poursuite de l’animation du dispositif Ecif.
- recensement de chantiers potentiels d’enrichissement et appui au montage de dossiers pour le dispositif d’aide Forêt d’avenir d’Alsace proposé par la CEA : financement de projets de plantation par enrichissement de régénération naturelle (plantation à faible densité, entre 250 et 800 plants/ha, en complément de celle-ci uniquement sur les emplacements les plus clairs où n’existent pas de jeunes sujets de valeur).
- édition d’une plaquette de présentation de l’AFVV et appel à manifestation pour créer son logo. (selon les DNA)
Le maintien de forêts en bon état de fonctionnement passe par la préservation de la biodiversité. Celle-ci dépasse les seuls intérêts naturalistes : la production de bois, et tous les services écosystémiques dont nous bénéficions, sont liés à la préservation de la biodiversité. En cela, tout le monde est concerné : les propriétaires, les professionnels de la filière forêt-bois, et l’ensemble de la société.
Prendre en compte la biodiversité dans la gestion forestière n’est pas qu’une histoire de spécialistes ! Chacun, à son niveau, peut agir en sa faveur. Voici des documents et des vidéos qui expliquent l'importance de la biodiversité forestière et en détaillent quelques caractéristiques. C'est une boite à outils pour agir dans sa gestion quotidienne. Propriétaires, gestionnaires, à vous de jouer !
Prendre en compte la biodiversité dans la gestion forestière n’est pas qu’une histoire de spécialistes ! Chacun, à son niveau, peut agir en sa faveur. Voici des documents et des vidéos qui expliquent l'importance de la biodiversité forestière et en détaillent quelques caractéristiques. C'est une boite à outils pour agir dans sa gestion quotidienne. Propriétaires, gestionnaires, à vous de jouer !
Comment évaluer la biodiversité dans mes bois ?
À l’échelle d’une parcelle ou d’une propriété, le propriétaire ou le gestionnaire forestier peut utiliser différents outils pour évaluer la biodiversité comme, par exemple, l’Indice de Biodiversité Potentielle (IBP).
C'est un indicateur de la capacité d'accueil d'un peuplement forestier pour les êtres vivants : plantes, oiseaux, insectes... Simple et rapide à relever, il permet d’identifier les points d'amélioration possibles lors des interventions sylvicoles, pour pouvoir ainsi intégrer aisément la biodiversité taxonomique ordinaire dans sa gestion courante.
Plusieurs ouvrages s'appuient sur les facteurs de l'IBP pour expliquer les ressorts de la biodiversité forestière, et comment la prendre en compte dans la gestion forestière au quotidien.
Connaître la faune et la flore forestière
Le CNPF édite une collection de guides sur la faune et la flore forestière, avec des règles de gestion simples pour préserver cette biodiversité essentielle, aussi bien au bon fonctionnement de sa forêt, qu'à la beauté de son patrimoine.
Parmi les titres déjà parus : les chauve-souris, les insectes, les oiseaux, les champignons, les mousses lichens et fougères, les impacts du grand gibier...
3 affiches sur la biodiversité en forêt
Le CNPF a édité une série de 3 affiches qui rappellent ces notions liées à la biodiversité en forêt. (voir illustration ci-dessus)
L’assemblée générale annuelle de l’association forestière voisine de celle de notre vallée, Piémont et plaine d'Alsace, a réuni 105 personnes vendredi 21 février à la maison des associations de Hilsenheim.
Présidée par Jean Landmann, l’association créée en 2016 compte 259 forestiers dans ses rangs dont 75 % possèdent moins de 3 hectares de forêt, une proportion à l’image de la forêt alsacienne.
Une aide à la plantation jusqu’à 80 %
L’ordre du jour de cette assemblée générale a été l’occasion de présenter ces grands chiffres, de dresser le bilan de 2024 et d’annoncer le programme 2025 chargé de rendez-vous forestiers (à retrouver sur forestiersdalsace.fr).
Les conseillères forêt de la Chambre d’agriculture ont présenté l’aide à la plantation par plateau portée par la CEA avec une prise en charge des coûts jusqu’à 80 %.
Puis Christian Mertz de la coopérative Forêt D’Ici a donné les tendances des prix du bois par essence. Sur le secteur, le bois d’œuvre (dès 40 cm de diamètre) le mieux rémunéré est celui du chêne. Viennent ensuite le frêne, l’acacia et le peuplier. Il a rappelé qu’il serait dommage de faire du bois de chauffage avec des bois qui pourraient être payés plus de 100 €/m3. (selon les DNA)
Des actions de plantations d’arbres et de haies sont en cours en Bruche. Elles entrent dans le dispositif de la Trame verte et bleue, qui tente de maintenir ou recréer des continuités écologiques sur le territoire.
Après la période de l’arbre à tout va et des plantations d’épicéas en rang d’oignon est venu le temps de la réflexion écologique et non de la rentabilité économique. Depuis une trentaine d’années, la CCVB (communauté de communes de la vallée de la Bruche) a peu à peu impulsé une politique d’ouverture des espaces naturels et de réappropriation de fonds de vallée, voués désormais à l’agriculture, par le biais de la création de prairies de fauche, entre autres mesures prises et déclinées.
Pendant ce temps long des modifications naturelles accompagnées, un dispositif est né, en 2007, au niveau national. Politique publique qui a pris le nom de “Trame verte et bleue”.
C’est dans ce cadre que des opérations concrètes ont lieu en ce moment dans la vallée. Elles consistent essentiellement, pour l’instant, en la plantation d’arbres, « des feuillus, précise Violette Noselli, chargée de mission Trame verte et bleue à la CCVB. Il y a aussi des haies qui sont créées, avec des noisetiers, de l’églantier, du sureau noir, de l’aubépine… »
Cette pratique d’agroforesterie fait partie de la moitié des actions engagées par la communauté de communes et ses partenaires en ce moment, dans le cadre de la Trame verte et bleue. « Pour les années suivantes, nous avons prévu des actions de communication variées, notamment pour transmettre les enjeux de la Trame aux élus du territoire pour qu’elle soit intégrée dans la planification territoriale des communes. Nous travaillons également sur l’inventaire des milieux rupestres (falaises, rochers…) favorables à la nidification du faucon pèlerin, afin de proposer des travaux pour améliorer son habitat. Mais cela ne fait pas partie strictement de la Trame ».
Les arbres et haies plantées permettent, entre autres, de reconstituer ou de mettre en place des corridors écologiques dans lesquels des espèces peuvent nicher, vivre, s’alimenter, se reposer. « On essaie aussi de recréer des écotones. Ces écotones sont des zones tampons, par exemple entre milieu forestier et prairies, dont certaines espèces ont besoin pour vivre. Ce sont leur milieu, un peu particulier ; ni tout à fait forêt, ni tout à fait espace ouvert ». En Bruche, il en existe, mais pas encore assez pour établir un réel maillage et une connectivité écologiques à grande échelle. « Les espèces qui sont plantées, ajoute Violette Noselli, peuvent aussi avoir un rôle transversal, avec des plantes mellifères et du fourrage ligneux pour les haies. Ou pour les arbres, pour plus tard, en faire du bois d’œuvre. »
Après la période de l’arbre à tout va et des plantations d’épicéas en rang d’oignon est venu le temps de la réflexion écologique et non de la rentabilité économique. Depuis une trentaine d’années, la CCVB (communauté de communes de la vallée de la Bruche) a peu à peu impulsé une politique d’ouverture des espaces naturels et de réappropriation de fonds de vallée, voués désormais à l’agriculture, par le biais de la création de prairies de fauche, entre autres mesures prises et déclinées.
Pendant ce temps long des modifications naturelles accompagnées, un dispositif est né, en 2007, au niveau national. Politique publique qui a pris le nom de “Trame verte et bleue”.
C’est dans ce cadre que des opérations concrètes ont lieu en ce moment dans la vallée. Elles consistent essentiellement, pour l’instant, en la plantation d’arbres, « des feuillus, précise Violette Noselli, chargée de mission Trame verte et bleue à la CCVB. Il y a aussi des haies qui sont créées, avec des noisetiers, de l’églantier, du sureau noir, de l’aubépine… »
Cette pratique d’agroforesterie fait partie de la moitié des actions engagées par la communauté de communes et ses partenaires en ce moment, dans le cadre de la Trame verte et bleue. « Pour les années suivantes, nous avons prévu des actions de communication variées, notamment pour transmettre les enjeux de la Trame aux élus du territoire pour qu’elle soit intégrée dans la planification territoriale des communes. Nous travaillons également sur l’inventaire des milieux rupestres (falaises, rochers…) favorables à la nidification du faucon pèlerin, afin de proposer des travaux pour améliorer son habitat. Mais cela ne fait pas partie strictement de la Trame ».
Les arbres et haies plantées permettent, entre autres, de reconstituer ou de mettre en place des corridors écologiques dans lesquels des espèces peuvent nicher, vivre, s’alimenter, se reposer. « On essaie aussi de recréer des écotones. Ces écotones sont des zones tampons, par exemple entre milieu forestier et prairies, dont certaines espèces ont besoin pour vivre. Ce sont leur milieu, un peu particulier ; ni tout à fait forêt, ni tout à fait espace ouvert ». En Bruche, il en existe, mais pas encore assez pour établir un réel maillage et une connectivité écologiques à grande échelle. « Les espèces qui sont plantées, ajoute Violette Noselli, peuvent aussi avoir un rôle transversal, avec des plantes mellifères et du fourrage ligneux pour les haies. Ou pour les arbres, pour plus tard, en faire du bois d’œuvre. »
Les arbres protégés du gibier
Les fiches d’actions mises en place par la CCVB ne consistent « pas seulement à planter des arbres, précise Violette Noselli, mais nous sommes vraiment dans cette période propice. Les plants sont protégés du gibier, par des gaines, mais aussi des grillages, qui auront vocation à être ensuite enlevés ».
La chargée de mission est en contact avec d’autres communautés de communes alentour qui interviennent également dans le cadre de ce dispositif Trame verte et bleue : « Certaines ont lancé des actions il y a un moment. Nous avons de très bons échanges sur nos projets ». (selon les DNA)
Il est tentant de vouloir aller en forêt couper son sapin de Noël. Mais est-ce autorisé ? Que dit la loi ?
C’est l’image d’un Noël traditionnel que beaucoup rêvent de vivre : partir en forêt, choisir le sapin parfait en famille, le couper soi-même et le ramener à la maison pour le décorer. Mais avant de sortir la hache ou la scie, une question essentielle se pose : est-ce vraiment autorisé ? En effet, derrière cette activité se cachent des réglementations strictes. Alors, quelles sont les règles à suivre pour couper un sapin en forêt en toute légalité ?
Couper un sapin en forêt : que dit la loi ?
Couper un arbre en forêt lors d'une promenade, même s'il s'agit d'un sapin, est interdit.
En effet, les forêts appartiennent soit à la commune, soit à un propriétaire privé : couper un arbre ou ramasser du bois sans autorisation s'apparenterait tout simplement à du vol. C'est une infraction punie d'une amende et d'une confiscation du bien prélevé.
La coupe de bois ou d'arbres est encadrée par la loi. Et ce, même s'il s'agit d'un jeune arbre !
Selon le Code forestier (article R163-1), «dans les bois et forêts, la coupe ou l'enlèvement de bois qui n'ont pas 20 centimètres de tour, qu'ils aient été plantés ou non depuis moins de dix ans, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe.
Le contrevenant encourt également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ainsi que de la chose qui en est le produit».
Une amende pour les contraventions de la 5ème classe peut aller jusqu'à 1 500€. En plus de l’amende, couper un sapin sans autorisation peut être considéré comme du vol avec des peines allant jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende si l’arbre appartient à un domaine privé.
Rarement visible, un loup vient d’être pris en photo dans le bois de la Morière, en forêt de Derbamont (Vosges). Rien de surprenant pour le propriétaire du cliché, un éleveur du village a été victime cette année d’attaques de loup, à sept reprises.
Si l’on voit systématiquement ses dégâts, on en voit rarement la queue ou le museau. Chose rare, un animal ressemblant grandement à un loup a été pris en photo par un piège photographique posé en forêt de Derbamont le 16 septembre dernier.
L’Association syndicale autorisée (ASA) du Frankenberg de Neubois, en lien avec le Centre national de la propriété forestière (CNPF), a accueilli le vendredi 27 septembre les propriétaires forestiers privés de la vallée pour une réunion technique sur le terrain, intitulée “Un bon diagnostic des peuplements pour des interventions sylvicoles adaptées".
Roland Rengert, président de l’Association forestière de la vallée de Villé (AFVV) a salué le 27 septembre les participants venus en forêt pour une réunion bien particulière, dont le but était d’apprendre à diagnostiquer les peuplements forestiers pour des interventions appropriées. Il a présenté la structure : créée le 25 juin 2015 par 11 propriétaires forestiers, l’association totalise actuellement 105 adhérents possédant 546 ha. La vallée compte un peu plus de 3 000 ha de forêts privées répartis entre 5 500 propriétaires, le châtaignier couvrant à lui seul 1 400 ha.
Maren Baumeister et Alexandre Frauenfelder du CNPF animaient les débats et ateliers en présence de Jean-Marie Batot, président du Groupement de développement forestier d’Alsace.
Descriptions et mesures
À partir de cas concrets de parcelles boisées, une trentaine de propriétaires ont pu s’initier ou parfaire leur connaissance en matière de description des peuplements et ainsi comprendre l’importance d’utiliser et partager un vocabulaire commun lorsqu’on parle de forêt.
Les animateurs visaient à apporter aux forestiers « les éléments pour décrire les peuplements selon un langage commun et disposer d’indicateurs chiffrés indispensables à la gestion et à l’élaboration d’un programme de coupes et travaux ». Des éléments théoriques fournis par un dossier, mais surtout des exemples et exercices pratiques dispensés en situation.
Avant toute décision ou intervention, le forestier est amené à se poser une série de questions : nature du peuplement (taillis, futaie, mélange), essences, structure régulière (arbres présentant sensiblement le même diamètre) ou irrégulière (arbres d’âges et de diamètres différents), stade de développement (semis, arbre adulte…). Ces éléments de description peuvent être complétés par des mesures telles que le diamètre moyen, la hauteur des arbres dominants…
Il faut ensuite s’interroger sur la qualité et l’état sanitaire des arbres de la parcelle, vérifier que les objectifs de production sont réalistes et s’assurer que les essences présentes sont bien adaptées au climat futur.
Ce n’est seulement qu’après avoir répondu à ces questions que les opérations à mener pourront être définies, certaines interventions priorisées et certains choix techniques justifiés. « Quelquefois, autant anticiper et repartir sur de bonnes bases », précisent les techniciens.
La coupe jardinatoire
Parmi les différents modes de coupe, la coupe jardinatoire constitue une bonne alternative.
Son objectif ? « Apporter de la lumière diffuse » par la récolte des gros bois arrivés à maturité, pour améliorer les bois en croissance (couper au profit des tiges de qualité) et favoriser la régénération en enlevant les arbres gênant la croissance des semis, mais sans les exposer en pleine lumière, « sans trop couper pour ne pas traumatiser la forêt, quitte à revenir plus souvent ».
De multiples questions ou démonstrations ont ponctué l’après-midi, riche en enseignements et informations. À l’issue de la sortie, le pot de l’amitié a été offert par l’ASA et l’AFVV.