Au chevet des arbres !

(Un article des DNA - édition de Schirmeck)

Les ravageurs des arbres étaient au centre d’une réunion coorganisée à La Broque par l’Association forestière de la vallée de la Bruche, la Chambre d’Agriculture et le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF).

Le rendez-vous était tout d’abord donné à la salle des fêtes de La Broque, où une présentation théorique enrichie de détails pratiques a été conduite par M. Max Gillette, du pôle Nord-Est de la Santé des Forêts (Ministère, DRAAF-GRAND EST), afin d’aborder les divers problèmes sanitaires auxquels doivent faire face nos forêts.

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Cette réunion s’est poursuivie l’après-midi, avec un circuit dans les forêts privées de Ranrupt, où plusieurs zones permettaient d’illustrer les sujets abordés plus tôt. Animée par Camille Vauchelet (technicienne départementale au CRPF) et Samuel Jehl (Conseiller Forestier de la Chambre d’Agriculture), cette partie aura ainsi permis aux forestiers d’étudier en pratique les attaques de scolytes des résineux, les dépérissements du sapin, la chalarose du frêne, ainsi que les attaques de mouches et de pucerons sur le sapin de Douglas.

Faire évoluer les pratiques

Malgré un changement climatique en filigrane laissant parfois propriétaires et gestionnaires forestiers désemparés, le discours apporté par les différents intervenants ne se voulait pas alarmiste pour autant.

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À ce jour les impacts du changement climatique sur la santé des forêts sont assez localisés. Ils ont surtout pour conséquence d’accentuer des phénomènes existant de longue date, comme des épisodes de stress hydriques. À plus long terme, la question des changements globaux place clairement les enjeux sanitaires au premier plan de la gestion forestière.

Il s’agit donc de faire évoluer les pratiques sylvicoles dans l’objectif de façonner des peuplements forestiers plus résilients. En conclusion de cette journée de vulgarisation, les propriétaires ont retenu les bonnes conduites à appliquer pour une forêt en bonne santé : premièrement, réaliser un bon diagnostic de sa station forestière (sol, climat, exposition…), favoriser le mélange pour diluer les risques, appliquer une gestion suivie voir concertée, mettre en œuvre une sylviculture dynamique.